Antennes relais. Une plainte à Loctudy

L'association de défense des riverains d'antennes relais Robin des Toits a lancé aujourd'hui cinq nouvelles plaintes sous forme d'assignations contre les opérateurs de téléphonie mobile à Paris et en province, a annoncé son avocat.

Une demande de référé vise à empêcher l'installation d'une antenne à Loctudy, a précisé, Richard Forget, l'avocat de cette association, confirmant une information du Parisien.

"Il s'agit du cas d'une dame qui a un implant actif dans le cerveau qui régule le liquide encéphalo-rachidien. Ses médecins et elle-même craignent que l'arrivée d'une antenne ne perturbe le bon fonctionnement de cet appareil médical", a-t-il expliqué.

Pathologies invalidantes
Deux autres dossiers concernent des riverains inquiets, à Villeneuve-lès-Avignon et à Nîmes (Gard).
Les deux derniers cas concernent des parisiens, une famille du IVe arrondissement qui soupçonne l'antenne placée en face de son logement d'être à l'origine des crises d'eczéma et de tachycardie et de leur fils, et une mère et son fils dans le VIe qui se plaignent de maux de tête récurrents.

 

Ici, l'antenne relais pour téléphones cellulaires de Lanester.

Deux jugements récents ont condamné les opérateurs de téléphonie mobile - Bouygues télécoms le 4 février et SFR le 16 février - à démonter leurs antennes relais en raison de l'incertitude sur leur impact sanitaire.
Une table ronde sur les effets potentiels des téléphones mobiles et des antennes relais sur la santé doit réunir le 23 avril les représentants des 5 collèges (Etat, collectivités, associations, syndicats et organisations patronales) sur le modèle du Grenelle de l'environnement.

Grenelle des antennes
Selon le ministère de la Santé, chargé de coordonner les travaux, ce Grenelle des antennes "doit permettre de faire le point sur les connaissances scientifiques ainsi que sur les réglementations en vigueur".
Pour l'Académie de médecine, les antennes ne présentent aucun risque démontré. "Les antennes de téléphonie mobile entraînent une exposition aux champs électromagnétiques 100 à 100.000 fois plus faible que les téléphones portables: être exposé pendant 24 heures à une antenne à 1 volt par mètre donne la même exposition de la tête que de téléphoner avec un portable pendant 30 secondes", relève cette instance conseillère des pouvoirs publics.


Inquiétudes aussi à Guingamp

A Guingamp, c'est le pylône de TDF basé dans le quartier de Castel-Pic qui soulève des inquiétudes. Construit à l'origine pour la diffusion de la télévision et de la radio,le pylône sert également aux trois opérateurs de téléphonie mobile (Orange, SFR et Bouygues). L'équipement, qui domine pas moins de 300 logements sociaux, est montré du doigt par des riverains. Aujourd'hui, un expert du Centre de recherche et d'information indépendantes sur les rayonnements électromagnétiques est sur place. Il procède à des repérages afin de réaliser dans les semaines à venir des mesures d'ondes pour évaluer une éventuelle nocivité. Une réunion publique aura également lieu ce soir à 18 heures au centre social.

Site Internet - Le Télégramme - 30/03/2009

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