Habitat. Vivre autrement avec Ecocum à Loperhet

Cinq foyers du pays de Brest sont lancés dans un projet utopique, à première vue, mais bien réfléchi. Ils veulent bien vivre ensemble dans un lotissement écologique et solidaire à Loperhet.

«Non, ce n'est pas une secte qui veut s'installer chez nous», annonce d'emblée Jean-Paul Quéfélec, adjoint au maire à Loperhet. La commune adhère pleinement au projet de ce collectif d'habitants. Ecocum (c'est son nom) cherche à attirer d'autres candidats. Le terrain est déjà trouvé: 6.000m² à l'entrée du bourg, 56 route du Fogot.
 

Patrick Sablon, Céline Caprais, Mona Houssais, Gaël Le Roux, futurs résidants avec Jean-Yves Le Guern, conseiller délégué à l'urbanisme, et Jean-Paul Quéfélec, adjoint au maire tous sur la même longueur d'ondes.

Les idéaux d'Ecocum
Le rêve a commencé en 2006. Une quinzaine de personnes prennent l'habitude de se retrouver autour de grands repas et à gamberger sur leurs idéaux : comment régler les problèmes liés au réchauffement climatique tout en tissant du lien social ? Tout simplement en vivant ensemble dans un éco-village plus collectif et plus écologique qu'ailleurs et en cultivant une manière de vivre autrement. Un an plus tard, toutes ces valeurs sont consignées dans la charte «Ecocum».
Encore fallait-il trouver ce petit paradis terrestre. «Nous avons adressé des courriers à 80 municipalités pour trouver un terrain de 10.000m², nous n'avons pas réussi», rapporte Céline Caprais. Pourtant, une opportunité se présente à Loperhet où Patrick Sablon est locataire. La maison qu'il habite sur 1.500m² est en vente en même temps qu'un terrain de 4.500m² bien orienté, jouxtant la propriété. Une occasion à ne pas rater. La commune accepte de racheter le tout. L'acquisition est en cours. «De toute façon, on avait un projet pour aménager cette entrée du bourg vers Daoulas. Nous avons le souci d'une gestion foncière sur Loperhet où, si on laissait faire, les jeunes ne pouvaient plus venir s'installer. Si le projet d'Ecocum n'aboutit pas, on fera autre chose sur le site», promet Jean-Yves Le Guern, conseiller délégué à l'urbanisme.

Qui sont-ils?
«On ne partira que si l'on est au moins six, ou mieux huit familles dans cette société civile coopérative de construction», précise Patrick Sablon. Pas de papy et de mamy pour l'instant dans le groupe mais des couples avec des enfants de 2 à 20 ans. L'un est animateur, l'autre bio esthéticienne ou technicien en physique. Ils viennent d'horizons différents et voudraient réunir plusieurs générations. Ecocum prendrait la forme de huit pavillons individuels et de trois à quatre logements locatifs. «Nous aurons en commun une maison avec des chambres d'amis, une pièce de vie, un atelier, une buanderie. Nous partagerons aussi des outils, des animaux, les légumes du potager et même nos spécialités culinaires». Ecocum a noué 55 contacts mais plusieurs n'ont pas abouti «à cause du bruit de fond de la voie express mais l'idéal n'existe pas», sait Mona Houssais.
Bien évidemment, des matériaux sains seront utilisés sur ce chantier «participatif». Si tout va bien, ce village très original sera achevé en septembre2011. À savoir Courrier électronique: contact@ecocum.infini.fr Tél 06.76.84.19.61 ou 02.98.07.08.94.

* Coût estimé pour chaque investisseur: Entre 100.000 et 150.000 .

Dominique Le Bian-Rivier
Le Télégramme - Landerneau - 30/06/2009

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