Ex-Clemenceau. Stand-by jusqu'à lundi

Ambiance de départ dans la rade militaire de Brest. Le remorqueur venu chercher le Clemenceau est amarré à ses côtés. En face, deux bâtiments de la Marine sont également prêts à intervenir.

L'Anglian Earl, Le remorqueur anglais de 70m, est arrivé hier au petit matin. Directement amarrés à «l'épi-porte-avions», le navire et son équipage sont dans l'attente de crocher dans l'imposante coque de 260m de longueur. «Rien ne nous empêche légalement de faire appareiller ce week-end le Clemenceau», commentait hier matin Bertrand Hudault, le porte-parole de la préfecture maritime de Brest.

Référés examinés lundi
Au même moment, l'avocat de l'association brestoise opposée au départ de la coque confirmait l'enregistrement de deux référés auprès du tribunal administratif de Rennes. Traités en «extrême urgence», ces référés seront examinés lundi à 14h30, avec une décision rendue dans la soirée ou le lendemain. «Nous ne voyons pas ce bateau partir ce week-end, et encore moins dans les semaines qui viennent», claironnait, plutôt confiant, Me David Rajjou. «Si nous sommes déboutés, nous irons en appel. Nous sommes déterminés à aller jusqu'au Conseil d'État».

 

Le remorqueur anglais sera épaulé, pour la sortie de la rade de Brest, par le Tenace et le Malabar, deux remorqueurs hauturiers de la Marine, également en attente. Photo Patrice Le Berre

Pendant ce temps, les membres du Comité de vigilance peaufinent l'organisation d'un voyage de deux jours à Hartlepool, ville du chantier de démantèlement, en début de semaine prochaine. «Nous avons besoin de nous faire une idée précise du chantier et de ses capacités réelles de démantèlement», commentait Christian Bucher, coprésident de l'association Agir pour l'environnement et le développement durable (AE2D). En cas de procédure judiciaire à rallonge, la Marine prendra-t-elle le risque de faire appareiller le convoi? L'impatience de voir s'en aller au plus vite le vieux Clem' est perceptible, du côté de la préfecture maritime.

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Stéphane Jézéquel
Le Télégramme
- Finistère - 31/01/2009

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