Tramway. Avis favorable de la commission d'enquête

Depuis plusieurs semaines, la succession de pluie et de soleil favorise le développement des algues vertes dans la rade. Une évidence : elles s'y installent durablement.

Des pêcheurs à pied qui doivent écarter une couche d'algues vertes pour cueillir palourdes et coques dans la Petite Mer de Gâvres, la vasière du Ter qui se transforme en une immense pelouse bien épaisse à marée basse, une grève de La Nourriguel qui commence à être sérieusement envahie par les algues vertes et même la grande plage de Port-Louis qui se colore doucement mais sûrement, les paysages de la rade changent à vue d'oeil ces dernières semaines.
On connaît les problèmes que posent ces algues sur la côte de Nord-Bretagne. Le sud n'est plus épargné et l'invasion tend à prendre de l'importance au fil des jours. Que faire ? C'est la question qui se pose aujourd'hui à l'ensemble des gestionnaires des bassins versants du Scorff et du Blavet, les deux fleuves côtiers qui forment la rade de Lorient.

 

La vasière du Ter est recouverte d'un épais tapis d'algues vertes.

Le Ceva se penche sur la rade
Le Centre d'études et de valorisation des algues de Pleubian, créé en 1982 pour répondre aux collectivités locales victimes de marées vertes, se penche aujourd'hui sur la rade de Lorient. Il a notamment demandé à la ville de lui fournir les chiffres de l'azote et du phosphore que rejette la station d'épuration de Kérolay. Si cette station peut être une source de pollution, elle est loin d'être la seule puisque les eaux du Scorff et du Blavet concentrent les eaux de deux bassins versants particulièrement étendus où villes et activités agricoles sont importantes.
Dans la vallée du Scorff, comme dans celle du Blavet, les syndicats de vallée sont en première ligne pour gérer la qualité des eaux. Désormais organisés en Sage, Schéma d'aménagement et de gestion de l'eau, ces syndicats ont une compétence qui ne s'arrête plus à la limite des eaux salines. Ils doivent se préoccuper de la qualité des eaux de la rade tout entière.
Le syndicat du Scorff a déjà inscrit ces algues vertes à son programme de travail. En attendant, elles s'accumulent sur le littoral et obligeront des communes comme Larmor-Plage, à sortir les engins pour nettoyer les amas d'algues en putréfaction.

Yves Guégan
Le
Télégramme - Lorient - 31/07/2009

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