Recours en justice contre le départ du Clemenceau

L'ex-porte-avions Clemenceau doit prochainement quitter le port de Brest pour être démantelé au Royaume-Uni.

Une association de défense de l'environnement finistérienne a déposé, jeudi 4 décembre, un recours devant le tribunal administratif de Rennes contre le prochain départ de Brest de l'ex-porte-avions Clemenceau pour un démantèlement au Royaume-Uni.

L'avocat d'Agir pour l'environnement et le développement durable (AE2D), Me David Rajjou, a indiqué que ce recours visait l'autorisation de transfert transfrontalier de déchets accordée à l'ex-Clemenceau par la DRIRE Bretagne (Direction régionale de l'industrie de la recherche et de l'environnement).
Ce recours sur le fond n'est pas suspensif et le tribunal administratif n'a pas de délai pour l'instruire. Mais "si l'Etat devait persister dans sa volonté de faire partir le bateau sans attendre la décision de justice, je déposerais aussitôt un référé suspension", a prévenu l'avocat.

 

 


700 tonnes d'amiante
"Nous contestons la capacité et la compétence du chantier pour traiter de manière efficace la déconstruction du navire", qui contiendrait encore quelque 700 tonnes d'amiante ou matériaux contaminés par cette substance cancérigène, a expliqué l'avocat.
"Nous avons des doutes sur le respect des normes environnementales. Les travailleurs seront-ils protégés efficacement ? L'environnement sera-t-il protégé ? Nous avons des suspicions", s'est interrogé Me Rajjou.
A contrario, l'organisation écologiste Robin des bois s'est dite "favorable à l'option retenue par la marine nationale".
L'association, qui suit de près la question du démantèlement des vieux navires, a constaté dans un communiqué que toutes les autorisations ont été données au départ du bateau, et que "Able UK (le chantier britannique choisi, ndlr) dispose des capacités administrative, financière et technique" pour mener à bien cette déconstruction.
La préfecture maritime de l'Atlantique a annoncé mercredi que la coque Q790, nom administratif de l'ex-Clemenceau, pourrait quitter avant fin décembre le port militaire brestois pour faire, en remorque, un dernier voyage de quatre jours jusqu'à la cale sèche du chantier britannique.

Nouvel Observateur - 15/01/2009

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