L'association AE2D agit pour la protection des captages
Eau : prévenir, avant d'avoir à guérir


Dix ans après la signature du protocole départemental visant à protéger les captages d'eau, L'association AE2D (
Agir pour l'environnement et le développement durable) fait le point sur sa mise en oeuvre. "Avancée lente et pénible", estime l'association, dont quelques membres se sont réunis à Daoulas.

  
Le 2 juin 1993, la préfecture du Finistère, le conseil général, l'association des maires, la chambre d'agriculture et l'agence de l'eau Loire-Bretagne signaient un protocole départemental, visant à établir des périmètres de protection des captages d'eau destinés à la consommation humaine. Dix ans plus tard, où en est-on ? La question est posée par l'association AE2D (notamment à l'origine de l'opération Nénuphar), dans un courrier adressé au Préfet.

  "Des engagements ont été pris pour protéger la ressource en eau brute. Malgré le lancement des périmètres de protection en 1994, aujourd'hui, ça patine", constatent les membres de l'association réunis hier à Daoulas. Chiffres du département à l'appui, ils évoquent "la lente et pénible avancée de la mise en place des périmètres de protection", destinés à prévenir toute activité polluante à proximité de ces captages. Effectivement, là où ils existent, la teneur en nitrates de l'eau a baissé.

  Mais aujourd'hui, AE2D veut rappeler ses engagements au préfet. Et inverser la tendance. "On privilégie le curatif au préventif", dénonce Roger Abiven, président de l'association. Pour lui, la politique de l'eau au niveau local est pleine de non-sens : "On n'investit pas uniquement dans le traitement de l'eau quand il y a encore tant à faire pour la protéger !"

  
Dans la ligne de mire de l'association, trois communes du Nord-Finistère : L'Hôpital-Camfrout, Lannilis et Tréglonou. Dans cette dernière commune, le captage a "tout simplement été abandonné, alors que les travaux de protection étaient réalisés". L'association craint de voir de tels "cas révoltants" se multiplier, alors que l'eau "sera le combat du XXI siècle". Plus de 2000 personnes se sont déjà associées à leur démarche, en signant leur pétition réclamant au Préfet du Finistère plus de mesures de protection de l'eau.

Ouest-France -  03 juin 2003

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