Qualité de l'eau : agir en amont

Dans l’article « Marée verte sur la plage du Moulin-Blanc » paru le mardi 26 octobre, le responsable du service rade de la CUB parle de « belle pelouse ». Pour rentabiliser ce phénomène je propose de construire le futur stade de Brest sur ce lieu, il ne reste que les gradins à monter. Si le sujet n’était pas si grave, on pourrait en rire !

L’explication de cette prolifération d’algues est bien connue et prouve que le milieu naturel est gravement atteint. Malheureusement rien n’est fait pour lutter efficacement contre ce phénomène.

Pour espérer restaurer la confiance des consommateurs dans l’eau du robinet, la priorité est d’agir en amont pour reconquérir la qualité de la ressource en eau brute, de prévenir et de protéger plutôt que de réparer et traiter.

La CUB envisage de mettre en oeuvre à Pont-ar-Bled un procédé de traitement des eaux brutes sophistiqué, prétendument performant, cher en tout cas, appelé nanofiltration. Ce procédé ne réglera en rien le problème des algues vertes et de la pollution car les rejets pollués de la nanofiltration ne seront pas traités et seront réinjectés dans l’Elorn.

Ce que souhaitent les Brestois, et tous les Bretons, c’est le retour à une eau de qualité dans les rivières, et non la fuite en avant technologique des filières de traitement qui fait sans doute le bonheur des multinationales de l’eau, mais pas celui des consommateurs.

Alain Le Suavet
Ouest-France (Brest forum) -  06/11/2004

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