Quel sera l'avenir de la vallée du Costour ?

Un habitant du Relecq-Kerhuon souhaite que ce site soit aménagé. De quoi permettre aux habitants de BMO de découvrir une faune et une flore assez bluffantes.

La vallée du Costour, entre Guipavas et le Relecq-Kerhuon, Éric Basquin l'a découverte complètement par hasard, en surfant un jour sur le net. Depuis, ce Bourguignon de naissance, âgé de 38 ans, vivant à Brest depuis sept années, est tombé éperdument amoureux de cet espace «de 39 ha, bien plus grand que le vallon du Stang-Alar», méconnu des habitants de BMO et pas du tout indiqué au bord des routes.

Spécialiste de la vidéo et de la photo, actuellement en recherche d'emploi, il se rend quotidiennement au coeur de cette terre assez exceptionnelle, à deux pas de la zone du Froutven et du futur grand magasin Ikéa, en pleine zone urbaine. Il y passe de nombreuses heures, de jour comme de nuit, pour filmer les animaux qui y vivent.

 

Spécialiste de la vidéo et de la photo, actuellement en recherche d'emploi, il se rend quotidiennement au coeur de cette terre assez exceptionnelle, à deux pas de la zone du Froutven et du futur grand magasin Ikéa, en pleine zone urbaine. Il y passe de nombreuses heures, de jour comme de nuit, pour filmer les animaux qui y vivent.

Il a ainsi recensé entre dix et quinze chevreuils, deux couples de blaireaux, quelques renards, mais également des geais, des piverts, des hérons et de très nombreux insectes. «Les terriers des blaireaux, par exemple, ont pratiquement 70 ans. Ils s'étendent sur 400 ou 500 m. La flore y est aussi abondante. C'est vraiment merveilleux. Je ne m'embête jamais.»

Deux observatoires souhaités

Soucieux de défendre l'avenir de cette vallée et de la faire découvrir au plus grand nombre, «tout en préservant, évidemment, son caractère sauvage», Éric Basquin souhaite que deux observatoires y voient le jour. L'un pourrait être installé à 30 m de hauteur pour regarder les animaux ; l'autre, au ras du vaste plan d'eau (qui alimente en partie l'agglomération) pour admirer les oiseaux.

«Au coeur de ce site, on trouve également une ancienne poudrerie édifiée sous Mac-Mahon à la fin du XIXe siècle, sabotée en 1940 pour éviter qu'elle ne tombe aux mains des Allemands. On pourrait y créer une Maison de la découverte, avec des expositions sur la faune, la flore, l'histoire des lieux, la géologie... Pour y accéder, on laisserait les chemins caillouteux. Pas de route goudronnée.»

« Cette vallée doit servir les citoyens »

Pour tenter de donner vie à son projet «d'éveil environnemental», Éric Basquin multiplie, actuellement, les prises de contacts avec les différents candidats aux municipales. Les toutes premières réactions sont bonnes. «Après, il faudra revoir les élus, une fois les élections passées, histoire de jauger à nouveau leur enthousiasme. Qu'ils soient de Brest, du Relecq et de Guipavas, ils doivent travailler main dans la main et assez vite.»

Le photographe-vidéaste a donc bon espoir d'arriver au bout de son idée. «Tout le monde nous parle d'environnement. Voilà donc l'occasion de développer un projet ambitieux. Au-delà des clivages politiques, cette vallée doit servir les citoyens et l'écologie. Ce milieu exceptionnel doit être préservé, notamment de l'immobilier. À côté, on pourrait faire cohabiter une agriculture respectueuse, bio, sur un vaste plateau attenant.»

Dans le but de sensibiliser un maximum de résidants de la communauté urbaine, Éric Basquin diffuse actuellement quelques dépliants informatifs. Il a aussi créé un site internet (http://p6400.club.fr/costour). Il y diffuse quelques clichés pris au Costour, ainsi qu'une vidéo montrant les animaux en liberté. Les images sont bluffantes et dépaysantes... aux portes du Moulin-Blanc, de la plage, des voiliers et de la future piscine ludique.

Yves-Marie ROBIN
Ouest-France - 08/03/2008

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