AE2D milite « pour un vrai service public de l’eau »

Agir pour l’environnement et le développement durable (AE2D) prend acte de la décision de Brest métropole océane et du SIVU de Landerneau d'abandonner le projet de nanofiltration prévu à l'usine d'eau de Pont-ar-Bled qui approvisionne les 250.000 habitants de la communauté urbaine.

«Les raisons avancées par les porteurs du projet (pertinence du choix, rapport coût efficacité, maîtrise de la pollution en amont...), pour justifier l'abandon, sont celles qui avaient déjà été invoquées dès le début de l’étude et lors de l'enquête publique de 2003 par les associations de consommateurs et de protection de l'environnement, dont AE2D. Que de temps perdu ! Que d'argent dépensé par les consommateurs et contribuables inutilement !

«Ce procédé a été contesté par le Conseil supérieur d'hygiène publique de France. Le coût de réalisation (13 millions d'euros) et les frais de fonctionnement élevés, auraient augmenté considérablement le prix de l'eau potable à Brest et Landerneau, alors que ce prix est déjà l'un des plus élevés de France. Nous pensons également que le projet a été bloqué par l'Europe, suite à notre pétition qui a été validée et a reçu l'appui de la Commission européenne.

«Ce projet étant abandonné, nous ne demandons pas aux collectivités de revoir leur copie et d’étudier un nouveau procédé, mais de mettre en place une vraie politique de lutte de reconquête de la qualité de l'eau. La mise en place effective du périmètre de protection de Pont-ar-Bled, envisagé depuis plus de dix ans mais pas encore établi, permettrait d'y contribuer.

AE2D prend également «acte» que les deux collectivités réfléchissent déjà à l'après 2012, c'est-à-dire à la façon de gérer la distribution de l'eau. Trois possibilités sont à l’étude : une régie directe, la création d'une Société d'économie mixte ou un contrat d'affermage avec une société privée comme Veolia.
«Pour AE2D, le choix est fait : c'est un retour à la régie directe, pour un véritable service public de l'eau. Aujourd'hui, les élus déclarent : «Nous n'avons pas la transparence des coûts...» ; «Nous payons à Veolia le prix du risque qui n'est pas avéré» ; «La rémunération pourrait être revue à la baisse». AE2D demande donc à Brest métropole océane de revoir le contrat de gestion de l'eau potable avec Veolia pour les cinq années à venir.

Ouest-France - 13/11/2007

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