Brennilis : une multitude de questions

Le documentaire de la réalisatrice Brigitte Chevet, Brennilis, la centrale qui ne voulait pas s'éteindre, est projeté dans de nombreuses petites villes de la région. À chaque fois, et ce fut le cas à la médiathèque samedi, la réaction du public est la même : on s'interroge, on s'indigne, on cherche des responsables... Car le documentaire parle de la centrale des Monts d'Arrée, petit réacteur expérimental qui a démarré son activité en 1966.

Brigitte Chevet y a promené sa caméra pendant quatre ans pour filmer, en partie seulement, le chantier de démantèlement, les manifestations des écologistes et pour recueillir l'avis de scientifiques. Ce faisant, elle a mis le doigt sur des sujets sensibles comme le coût de la démolition, le stockage des déchets et aussi les conditions de travail des employés.

Ce documentaire a été chaudement applaudi par le public qui a voulu en savoir davantage. La présence de Michel Marzin, ancien adjoint du directeur du site, a permis d'apporter des réponses directes. Il a notamment évoqué des moyens de sécurité défaillants, une « loi du silence », des « risques sous-évalués », sans oublier les fuites radioactives ou financières.

Le public a appris aussi que de nombreux intérimaires « ont fait le sale boulot ». Beaucoup se sont interrogés aussi sur la responsabilité des syndicats qui ont milité plus pour le maintien des salariés sur le site que pour la sécurité. Bien sûr, certaines personnes ont fait le lien entre Brennilis et la présence du nucléaire à l'Ile Longue. Bref, un long échange qui s'est arrêté non pas faute de questions mais à cause de l'heure.

Prochainement, le conseil général mettra en place une commission locale d'information et une enquête publique concernant la poursuite du démantèlement de la centrale en janvier 2009.

Ouest-France - Plougastel - 13/11/2008

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