« Brennilis la centrale... », un film qui fait débat

Ce vendredi soir, à 20 h 30 à la salle Nuit de Noces (derrière la mairie), au programme d'Un Cinéma Différent, l'association Kan an Dour projettera le film Brennilis la centrale qui ne voulait pas s'éteindre de la réalisatrice Brigitte Chevet.

Déjà diffusé à la télévision et dans diverses communes, le film soulève des interrogations et l'indignation des spectateurs. Michel Marzin, ancien directeur adjoint de la centrale viendra apporter son témoignage.

Le film a été présenté en juin 2007 : deux groupes se font face, et s'invectivent devant la centrale nucléaire de Brennilis, au centre du Finistère. Écologistes d'un côté, employés d'EDF de l'autre. Les noms d'oiseaux volent. Les uns viennent d'obtenir l'arrêt des travaux de déconstruction du réacteur, les autres protestent au nom de l'emploi. La presse mitraille cette scène, pleine de tension électrique. Pourtant, cette petite centrale était censée être la « vitrine du démantèlement du futur », un exemple pour tous les sites nucléaires français en bout de course !

 

Le documentaire de Brigitte Chevet suit les aléas des travaux de démantèlement de la centrale des monts d'Arrée. À voir ce soir, salle Nuit de Noces.

Comment en est-on arrivé là ? Plantée en plein milieu des Monts d'Arrée, au lieu-dit des Portes de l'Enfer où est censé habiter l'Ankou, cette centrale a symbolisé l'entrée de la Bretagne profonde en modernité. Depuis plus de vingt ans, elle a cessé de fournir ses kilowatts. C'est la première centrale française arrivée en fin de vie active. Seul son coeur, encore radioactif, bat toujours, contraignant l'équipe de démantèlement à beaucoup de patience et de minutie. Entrée libre.


Ouest-France - Lannilis - 14/11/2008

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