Le comité de suivi Cargill reste vigilant

Le comité de suivi Cargill, composé de 6 associations de Saint-Marc devant le ressenti des riverains émet des doutes sur les informations et annonces faites lors de la réunion de la cellule de veille le 15 novembre 2006. Les résultats annoncés à la suite de la mise en place d’un nouveau four au cours de l’été faisaient apparaître une baisse de la consommation d’hexane et de gaz : mais ils ne portaient que sur 2 mois, la confirmation devra se faire sur une plus longue période. Il est difficile de croire que ce qui a été annoncé par l'entreprise, à savoir qu'elle ne produira pas les 900 000 tonnes aujourd'hui autorisées, alors qu’elle le faisait déjà de manière illicite avant l'autorisation.
Depuis l’été, le bruit ou plutôt les bruits émis par l’usine n’ont fait que s’amplifier, quoi qu’en dise la direction Europe de Cargill. Ils sont permanents et aujourd'hui perceptibles à une distance bien plus importante qu’auparavant. Si la société Cargill estime avoir réduit les odeurs, nous estimons quant à nous qu’elles sont bien plus importantes qu’avant.
L’usine doit réduire les poussières rejetées dans l’atmosphère, mais elle n'est pas seule en cause : les installations de la CCI de Brest constituent une énorme source de pollution lors du déchargement des navires. Cargill a de gros progrès à faire en matière de traitement des eaux résiduelles, tout comme la CCI en matière d’évacuation des eaux pluviales.
Pour analyser les conséquences de ces nuisances sur la santé des riverains, une cellule de veille médicale doit être mise en place par la mairie. Cet organe ne devra pas se contenter d’être un observatoire : il devra aussi peser sur les décisions éventuelles à prendre s’il s’avère que la santé est en jeu. Et dans une telle affaire, nous estimons que la ville ne peut pas être que médiatrice entre les responsables de Cargill et les riverains
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Ouest-France - 19-01-2007

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