Décès du cheval : les témoins écartent l'hypothèse des algues

Le cheval décédé sur la plage a-t-il été victime d'une asphyxie à l'hydrogène sulfuré, un gaz émanant d'algues en putréfaction ? C'est l'hypothèse soulevée par certains depuis mardi. Notamment parce que le cavalier a perdu connaissance avant d'être sauvé par des voisins. Pourtant, les témoins de l'accident s'accordent à dire qu'il n'y a pas ou très peu d'algues vertes à l'endroit où l'animal et son maître se sont enlisés, « tout juste une fine pellicule ».

« Ça n'a strictement rien à voir avec les algues, affirme un gendarme. Ça s'est passé à quelques mètres du bord de la route, là où débouche le Roscoat. Un léger creux naturel s'est formé dans lequel la vase et les alluvions sont naturellement bloquées. Le cheval, avec son poids, s'est enfoncé, s'est débattu et s'est enlisé. »

Des propos confirmés par Gilles Efflam, qui est intervenu avec son tractopelle pour secourir le cavalier. « J'étais à quelques mètres de là à nettoyer la plage. Quand je suis arrivé, l'homme et l'animal étaient en train de se débattre. Il ne peut y avoir d'algues en putréfaction à cet endroit qui est régulièrement nettoyé. Ça ne pourrit pas en une journée. »

La préfecture, de son côté, rappelle dans un communiqué que « l'accès et la fréquentation des plages répondent à des règles de sécurité et de bonne conduite [...] Il appartient à chacun de se renseigner sur les règles appliquées dans ce domaine dans la commune, en particulier en se rendant à la mairie [...] et d'être attentif à la signalétique aux abords immédiats du littoral ».

Ouest-France - Saint-Michel-en-Grève - 01/08/2009

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