Feu vert au départ de l'ex-Clemenceau

Le tribunal administratif a rejeté la requête des opposants, qui parlent d'une «bombe écologique à retardement».

« Le Clémenceau devait partir, il partira. C'est une décision politique »,
accuse Jean-Paul Hellequin, président de l'association brestoise Mor Glaz. Il est 17 h hier. Le tribunal administratif de Rennes vient de rejeter le référé-suspension, présenté par l'association Agir ensemble pour le développement durable (AE2D), qui s'oppose au départ du navire.

Le juge rennais ne motivera son jugement que ce matin. Mais sa décision donne le feu vert au départ de l'ex porte-avions vers Able UK, son chantier de démantèlement désamiantage de Hartlepool (Grande-Bretagne). « Juridiquement, plus rien ne s'oppose à l'appareillage », commente la préfecture maritime de Brest. Le remorqueur affrété par Able UK est à Brest depuis vendredi. Le départ pourrait avoir lieu dans les prochaines heures. « Un pourvoi est possible devant le Conseil d'État, commente Me David Rajjou, avocat des deux associations écologistes. Mais le temps de le rédiger et de le déposer, il faudra plusieurs jours. »

Hier à Rennes, l'avocat a parlé de « bombe écologique à retardement », à propos de la coque de l'ex-Clem, « bourrée d'amiante et de tributylétain - un produit chimique - sans compter les quatre parasites dangereux détectés sur la coque. La rade de Brest est infestée, le risque est aussi grand pour les eaux britanniques. »

Thierry Girardot, directeur des affaires juridiques au ministère de l'Écologie, a répondu que « toute la procédure est respectée. Le désiamiantage et le démantèlement seront effectués avec toutes les précautions. Il n'y a pas de risques pour l'environnement, ni pour la santé des travailleurs. »

Michel TANNEAU.
Ouest-France - Bretagne - 03/02/2009

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