« Massacre à la tronçonneuse... de peupliers »

Gilbert Le Borgne nous écrit, scandalisé par la destruction de huit arbres, parc des rives de la Penfeld.

« L'entrée du parc des rives de la Penfeld par la rue de Redon à Bellevue (près de l'École supérieure de commerce) proposait jusqu'à récemment une entrée verdoyante et magnifique. Un « poumon » vert dans un quartier qui en a bien besoin.

Il y a deux semaines, sont entrées en action les tronçonneuses du service Espace vert de la mairie de Brest laissant à découvert, et pour seule perspective, un vilain mur sur la gauche et un trou béant sur la droite où une majestueuse ligne de 12 peupliers (au moins quarantenaires et en excellente santé) bordait l'allée, conférant à ce coin tout son charme. [...] L'émotion a gagné une partie du voisinage.

Nous nous sommes inquiétés auprès de la mairie de Bellevue et avons appris la raison : les remarques d'une personne handicapée en fauteuil roulant. Les racines des arbres avaient déformé le chemin, et le passage lui semblait difficile.

Nous comprenons parfaitement cette personne mais de là à prendre la décision de couper ces peupliers. L'intervention de voisins a permis d'en sauver quatre.

D'autres solutions plus « douces » existaient certainement : relever le chemin en refaisant le bitume, retracer le chemin. Cette suppression est coûteuse au niveau économique. D'autant que, comme les racines sont toujours là, il faudra tout de même refaire le chemin. Elle est surtout incompréhensible au niveau écologique.

Loin des discours dans l'air du temps sur le développement durable et des décisions politiques locales (tramway, arrêt des pesticides et désherbage « doux »...) comment expliquer cette décision basée sur une seule plainte ? Une concertation et réflexion auraient évité d'en arriver à ce regrettable « abattage ».

Ouest-France - Brest - 07/05/2009

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