Déchets : réduire, valoriser et... enfouir

Le plan des déchets adopté jeudi à l'unanimité par le conseil général, prévoit qu'en 2018 aucun déchet produit dans le Finistère n'en sortira.
Réduire les quantités et la nocivité des déchets produits et collectés ; améliorer le taux de valorisation des déchets ; structurer le département en zones cohérentes équipées de l'ensemble des outils de traitement des déchets, y compris d'installations de stockage de déchets non dangereux. Ce sont les trois axes du plan départemental de prévention et de gestion des déchets ménagers et assimilés adopté jeudi, à l'unanimité, par l'assemblée départementale.

Réduire les déchets
Une unanimité qui démontre, selon Chantal Simon-Guillou, la première vice-présidente du conseil général en charge des territoires et de l'environnement, « une volonté politique des élus d'accompagner ce plan. » Un plan qui résulte d'un énorme travail de préparation puisqu'il a fallu quelque 32 réunions entre élus, services de l'État, professionnels des déchets, collectivités territoriales et associations représentatives, pour le mettre au point.
Premier objectif de ce plan : que plus aucun déchet ne sorte du département. Aujourd'hui, les Finistériens en expédient 80 000 tonnes à Laval et dans le Morbihan. Ce qui coûte cher et n'est guère représentatif d'une démarche écologique. Mais pour y parvenir, il faudra réduire massivement la production des déchets, dont plus de 81 % (contre 73,6 % en 2005) devront être valorisés d'ici 2018. Actuellement, ces déchets représentent 700 000 t, récupérés moitié pour moitié par les collectes et dans les déchèteries et dont 500 000 tonnes sont valorisées.

Méthanisation et compostage
Il convient donc d'informer et de responsabiliser tous les acteurs de la production et de la gestion des déchets. En diminuant leur volume mais aussi en développant leur valorisation. Ainsi, le site de Plouédern pourrait être équipé pour la méthanisation. Bientôt, Plabennec accueillera une unité de mâchefers qui seront utilisés en sous-couche routière. Le site de compostage de Plomeur est en cours de remise aux normes. « Nous continuons de moderniser et de compléter le réseau des équipements, rappelle Chantal Simon-Guillou, mais en laissant libres les syndicats de déchets. »
En 2018, 10 % seulement des déchets finistériens nécessiteront d'être enfouis. Mais si le centre d'enfouissement de Tréméoc peut être étendu, il conviendra de trouver rapidement un site dans le nord du département. En attendant, ce plan sera soumis à enquête publique à partir du 1er janvier.

Jean-Yves MANAC'H.
Ouest-France - Finistère - 08/12/2008

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