Un projet centrale électrique abandonné dans les Côtes-d'Armor

Le projet controversé de centrale électrique fonctionnant aux énergies non renouvelables que GDF voulait implanter près de Saint-Brieuc (Côtes-d'Armor) a été abandonné en l'état. Toutefois, en raison du fort risque de coupure électrique en Bretagne, il faudra construire une centrale ou accepter le passage d'une ligne à haute-tension. Les élus bretons trancheront autour d'une table ronde, organisée par le ministre.
Le projet controversé de centrale thermique fonctionnant aux énergies non renouvelables que GDF voulait implanter à Ploufragan, près de Saint-Brieuc a été abandonné, a annoncé lundi le président du Conseil général des Côtes d'Armor Claudy Lebreton dans un communiqué.

 

Zone humide
Lors d'une rencontre à Paris la semaine dernière avec Jean-Louis Borloo, M. Lebreton a "eu l'assurance que l'État ne donnera pas suite à la demande renouvelée d'enquête publique". Cette seconde enquête, qui devait intervenir à l'automne 2008, avait été demandée par le préfet après qu'un commissaire-enquêteur eut rendu en février un avis émettant des réserves sur le projet.
La première enquête publique avait en effet révélé l'existence d'une "zone humide" écologiquement sensible sur le site choisi, amenant GDF à effectuer une étude d'impact écologique.

Table ronde des élus bretons
Le ministère de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement durable et de l'Aménagement du territoire a confirmé que "la centrale de Ploufragran ne se fera pas en l'état".
Toutefois, vus les besoins en électricité de la Bretagne, le projet sera très certainement revu. "Il faudra une centrale, ailleurs ou avec une autre technologie, ou bien accepter le passage d'une ligne à haute-tension", affirme-t-on au ministère. Pour trancher cette question épineuse, Jean-Louis Borloo envisage d'organiser une table ronde avec les élus bretons.
Le projet, d'une capacité de 230 MW, était, en effet, censé éviter d'éventuelles coupures díélectricité en Bretagne à l'horizon 2010.
GDF, retenu par le Réseau de transport d'électricité (RTE) à l'issue d'un appel d'offres lancé en 2006, avait proposé l'implantation à Ploufragan (Côtes-d'Armor) d'une centrale fonctionnant au gaz et éventuellement au fioul.
Le projet avait suscité une levée de boucliers des riverains, élus de tous bords et associations environementales qui critiquaient notamment le fait que la centrale serait grande consommatrice de gaz et d'eau.

L'actuel projet de centrale électrique de Ploufragan ne se fera pas

Claudy Lebreton, président du conseil général des Côtes-d'Armor, l'a officialisé aujourd'hui. Le projet de centrale électrique de Ploufragan ne se fera pas dans sa forme actuelle : "Après des contacts avec Jean-Louis Borloo, ministre de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement durable et de l'aménagement du territoire, et son directeur de cabinet, Jean-François Carenco, j'ai eu l'assurance que l'Etat ne donnera pas suite à la demande renouvelée d'enquête publique. C'est une excellente nouvelle qui couronne de succès la mobilisation des milieux associatifs et des élus locaux, opposés à un projet de centrale électrique surdimensionnée et inadaptée aux exigences du développement durable." Et de poursuivre: "le conseil général prendra toute sa part dans la recherche de solutions, dès lors qu'elles s'imagineront dans la concertation, la responsabilité économique et le respect de nos priorités environnementales."

Site Internet - Ouest-France - 12/01/2009

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