L'usine de traitement des mâchefers sortira de terre fin 2009

Questions - réponses

Les mâchefers, qu'est-ce que c'est ?
Les mâchefers sont les produits résultants de l'incinération de déchets urbains, médicaments, piles. Ils contiennent des métaux lourds, des dioxines, des PCB et autres. Ce qui implique un traitement particulier. L'Ademe (agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie) estime que les mâchefers font courir des risques de pollution au plomb dans les nappes phréatiques.

Une usine de traitement, pour quoi faire ?
L'usine d'incinération du Spernot produit chaque année 31 000 tonnes de mâchefers. Au lieu de débourser un million d'euros pour s'en débarrasser, la Sotraval, qui assure la gestion des déchets de Brest métropole Océane, souhaite les retraiter elle-même dans une usine spécifique.

 

Il faut entre deux et trois hectares pour créer une plateforme de valorisation des mâchefers comme celle-ci, à Caen. Après trois mois de lessivage à ciel ouvert, ces refus d'incinération peuvent être utilisés comme remblai routier.

Quel est le procédé retenu ?
La plateforme de traitement occupera deux à trois hectares. Là, par criblage, les métaux seront récupérés. Puis, après trois mois de lessivage en plein air, avec récupération et traitement des eaux, le produit sera considéré suffisamment inerte pour être employé comme couche de soubassement lors de travaux routiers.

Où sera implantée cette usine ?
Fin 2006, la commune de Plabennec a accepté que l'usine soit installée sur son territoire. À 4,8 km du bourg et à 1,5 km de celui de Gouesnou. Elle sera à 250 m des premières habitations, à la sortie de Gouesnou sur la route de Plabennec, au lieu-dit Kerbrat.

Le projet compte-t-il des opposants ?
L'association EPKG (environnement à Penhoat et Kerbrat Gouesnou) se bat contre ce projet. Selon ses membres, « Brest métropole Océane, qui gère l'usine du Spernot, a validé un plan d'élimination des déchets d'un autre âge ». Plusieurs manifestations se sont tenues contre cette usine. La principale motivation : « Empêcher d'empoisonner notre eau, notre terre et ses habitants. » Actuellement l'association tente un ultime recours en justice pour éviter cette construction.

Quelles sont les prochaines échéances ?
Le conseil général, qui a conçu le plan départemental d'élimination des déchets, a validé l'implantation prévue, à Kerbrat. Le 18 juin 2008, l'autorisation d'exploitation a été délivrée par le préfet. Le terrain est disponible, la Scorvalia a obtenu le permis de construire. Le début des travaux est prévu pour la fin de l'année.

Quelles mesures de contrôle sont prévues ?
La commission locale d'information et de sécurité (Clis) se met en place. Elle sera chargée de veiller au respect des normes en vigueur pour ce genre d'installation. La Clis est composée des maires de Gouesnou, Plabennec, Guipavas, Bourg-Blanc et deux membres d'EPKG.

Ouest-France - Plabennec - 12/05/2009

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