Brest : vieilles coques à déconstruire

L'ex-porte-avions Clemenceau n'est pas le seul. La base navale de Brest a 57 vieilles coques à déconstruire.

Le Q-790 - le nom officiel de l'ex-Clemenceau -, est un peu l'arbre qui cache la forêt. Rien qu'à Brest, la Marine a recensé cinquante-sept vieilles coques en attente de démolition. Cela représente 78 000 tonnes de ferraille et autres matériaux. À lui seul, le Clem, en attente d'être remorqué vers l'Angleterre, pèse 35 000 tonnes.
Au fond de la rade de Brest, à Landevennec, d'autres poids lourds attendent le ferraillage : le fameux Colbert, longtemps musée flottant à Bordeaux. De chaque côté du croiseur, deux escorteurs, le Duperré et la Galissonnière. Par larges plaques, la peinture des superstructures s'écaille.

 

Dans l'anse de Landévennec, les escorteurs Duperré et Galissonnière et le croiseur Colbert attendent d'être démolis.

« Vis-à-vis de l'environnement, on n'a pas d'inquiétude à avoir », assure Philippe Guégan, le commandant de la base navale. La Marine effectue des inspections chaque semaine et fait des prélèvements pour vérifier la qualité de l'eau.
L'association de défense de l'environnement marin Mor-Glaz dénonce, elle, une pollution du site. Accusation rejetée par le maire de Landévennec, Roger Lars. L'élu tient autant à son cimetière marin qu'à sa célèbre abbaye. « Ma meilleure garantie, c'est ma pêche aux palourdes et elles sont bonnes ! »

Yannick GUÉRIN.
Ouest-France - Bretagne - 13/01/2009

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