La centrale électrique écartée : réactions

L'annonce de l'abandon de l'actuel projet de GDF de Ploufragan fait réagir collectifs et mouvements politiques.

Le Collectif urgence réchauffement climatique.
« Une mobilisation citoyenne inédite. Après deux ans de ténacité citoyenne pour annuler ce projet préhistorique, plus de cent citoyens, samedi dernier, se sont joints à Côtes-d'Armor Nature environnement pour porter plainte contre GDF-Suez. Jean-Louis Borloo envisage d'organiser une table ronde avec les élus bretons, nous restons confrontés à une procédure administrative qui ne peut que se terminer par le rejet par la préfecture du dossier de GDF-Suez ou son retrait par GDF-Suez. Nous attendons avec intérêt les réactions de GDF-Suez et de RTE. Le collectif continuera à participer aux débats de manière constructive pour défendre les actions de maîtrise de l'énergie trop peu performantes à ce jour et le développement des énergies renouvelables de nos territoires. »

L'Union démocratique bretonne.
« L'UDB se réjouit de la remise en cause du projet de centrale. L'UDB appelle l'ensemble des élus à agir concrètement pour une plus grande autonomie énergétique de la Bretagne. Deux axes sont à privilégier, les économies d'énergie et le développement des énergies renouvelables. Pour la côte nord bretonne, plusieurs projets sont à l'étude (hydrolien près de Bréhat et éolien offshore dans la baie de Saint-Brieuc...), il convient, dans l'immédiat, de les faire aboutir. »

Les Verts de Bretagne.
« Chaque hiver, Réseau transport d'électricité (RTE) nous ressert la même histoire, le froid menace la Bretagne. La meilleure source d'économie d'énergie, c'est celle que l'on ne consomme pas. Un plan de rénovation des bâtiments sur 40 ans est une ambition raisonnable, en s'appuyant sur les critères de la Haute Qualité Environnementale (HQE). Le développement de l'habitat passif est également une priorité. Les Bretons ont un défi à relever : « réinventer » des systèmes énergétiques à la fois plus proches et plus gouvernables, créateurs d'emplois régionaux, industriels et artisanaux, par définition non délocalisables. »

Ouest-France - Saint-Brieuc - 14/01/2009

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