Le Clem' en Angleterre ? « Un cauchemar »



Iris Ryder et Jean Kennedy habitent Hartlepool. C'est là que l'ancien porte-avions doit être démantelé.

Pourquoi refusez-vous le démantèlement de l'ex-Clemenceau près de chez vous ?
Hartlepool est une petite ville de 86 000 habitants où l'on compte de nombreux cas de cancer. L'espérance de vie est inférieure de 13 ans à ce qu'elle est ailleurs en Angleterre. Vu le nombre de morts dans cette ville, il est inimaginable d'y envoyer un bateau de la taille du Clemenceau avec son énorme tonnage d'amiante. C'est un véritable cauchemar.

 

 


Iris Ryder et Jean Kennedy présentent une photo du chantier de Able UK.

Comment se présente aujourd'hui le site qui va recevoir l'ex-Clemenceau ?
Il ne dispose toujours pas de cale sèche. Il n'existe pas non plus de décharge homologuée pour recevoir l'amiante qui sera retirée de la coque. C'est un dépotoir à ciel ouvert en plein champ. Le chantier se situe à côté d'une centrale nucléaire. Si un bateau s'échoue dans le chenal d'accès, cela risque de perturber l'alimentation en eau qui refroidit le réacteur atomique.

Que savez-vous de l'industriel Able UK ?
C'est une petite société familiale qui a commencé par récupérer de la ferraille dans les rues. Elle promet de créer jusqu'à 1 000 emplois grâce à l'activité de démantèlement. Mais, à Noël dernier, elle n'employait toujours que 17 personnes ! En fait, elle compte sur l'argent du gouvernement français, pour financer ses installations.

Iris Ryder et Jean Kennedy sont à Brest pour participer au débat sur le démantèlement des vieux navires organisé à 18 h, maison des syndicats.

Ouest-France - Brest - 15/01/2009

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