Clem' : l'ancien de Greenpeace pas rassuré

Yannick Jadot s'inquiète des conditions de démantèlement de l'ex-Clemenceau en Angleterre.

Yannick Jadot, Greenpeace a été à l'origine du retour de l'ex-Clemenceau en France. Que pensez-vous de son départ pour le chantier anglais de déconstruction Able UK ?
Le prix très bas de la prestation m'inquiète ainsi que l'absence de plan de traitement des déchets. Les gens du chantier Able UK refusent de négocier avec le syndicat GMB. Ils ne veulent pas de syndicat chez eux. Cela aussi m'inquiète ainsi que la façon dont ils souhaitent démanteler l'ex-Clemenceau. On est loin de la filière européenne de déconstruction. On essaie simplement de faire un peu mieux qu'en Inde.

Le démantèlement des vieux navires peut-il devenir une activité rentable ?
Il n'y a aucune raison que le démantèlement des vieux navires relève du service public. Le démantèlement, c'est l'affaire des entreprises. Il faut prévoir une éco-participation, comme pour les produits électroniques, qui finance les coûts de dépollution. Plusieurs options sont possibles. Cela peut être une assurance obligatoire, une taxe d'enregistrement du navire ou des taxes portuaires.

Certaines voix, comme le député Gilbert Le Bris, suggèrent de revenir à l'immersion des vieux navires...
Ces gens-là ne connaissent pas le droit. La France a pris des engagements en signant la convention de Londres. Il faut arrêter les bêtises. Je les mets au défi de justifier cela auprès des Français.

Propos recueillis par Olivier MÉLENNEC.
Ouest-France - Brest - 17/01/2009

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