C'est la terre qui pollue la mer

Les mégots jetés sur la voie publique ou les lâchers de ballons viennent grossir les gisements de déchets flottants.

Bouteilles en plastique, capsules, mégots, préservatifs... 70 % des détritus qui dérivent en mer ou échouent sur les côtes proviennent... de la terre. Jetés sur la voie publique, puis charriés par les cours d'eau, ils seraient à l'origine directe du décès par étouffement de bon nombre d'oiseaux et de poissons. C'est sur le plancher des vaches que se gagnera la lutte contre les déchets flottants.

Un rapport remis par diverses associations aux participants du Grenelle de la mer propose soixante-cinq mesures simples et concrètes. Des campagnes de sensibilisation? Bien, mais insuffisant. Il faut aussi appliquer la loi qui sanctionne le dépôt d'ordures dans un lieu public, dans un fleuve ou dans la mer (jusqu'à 75000 d'amende). Le rapport suggère, avec une pointe d'ironie, que ces sanctions soient appliquées « avec la même diligence que celles relatives au stationnement des véhicules ».

 

Les ballons s'envolent... et finissent à la mer. : Jean-Yves Desfoux

En disparaissant des grandes surfaces, le sac plastique a aussi épargné la mer. Mais le rapport met en garde contre... les lâchers de ballons. « Dès son lâcher, le ballon peut être considéré comme un déchet », note-t-il. Même biodégradable, il met parfois jusqu'à cinq ans avant de disparaître. L'interdiction de fumer dans les lieux publics a eu des effets inattendus. En poussant les consommateurs à fumer dehors, cette mesure a entraîné « une recrudescence d'arrivée de mégots dans les estuaires ».

Ouest-France - France - 21/05/2009

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