Bruxelles veut imposer des OGM

La France aura du mal à conserver son moratoire.Et deux nouveaux maïs transgéniques pourraient être autorisés.

Bruxelles a entamé, hier, une véritable offensive sur l'ensemble des dossiers OGM en suspens depuis plusieurs mois. La France, avec son moratoire sur le maïs MON 810, est une nouvelle fois en première ligne. Elle devra répondre aux critiques de la Commission qui trouve le dossier scientifique présenté par Paris au lendemain du Grenelle de l'environnement « un peu léger ».

Pour contrecarrer Bruxelles, il reste à la France la possibilité de convaincre une large majorité de ses partenaires européens (au moins 14 pays représentant plus de 62 % de la population de l'Union), lors d'une réunion en février.

La Commission va, dans le même temps, proposer la mise en culture de deux nouveaux maïs. Une façon de mettre Paris au pied du mur. Bruxelles fait le forcing pour obtenir un feu vert à l'utilisation en plein champ des maïs Bt 11 de Syngenta et 1 507 de Pioneer. De quoi raviver la colère des organisations anti-OGM.

L'Hexagone pourra toutefois compter sur le soutien de la Hongrie et de la Grèce. Ces deux pays refusent aussi le MON 810. Et ils n'ont pas, eux non plus, convaincu la Commission sur l'existence de risques liés à l'utilisation de ce maïs.

 

Photo : Reuters

Luc VERNET.
Ouest-France - France - 22/01/2009

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