La Région veut étendre le port de co' sur la mer

Le polder de 40 hectares sera d'abord stabilisé avant une possible extension. Gérard Lahellec, vice-président du conseil régional, estime qu'avec cet espace, « Brest a des atouts colossaux ».

C'est déjà un ballet de camions et de bulldozers. Entre la zone de réparation navale et Océanopolis, le polder n'a jamais été aussi peu en friche. Les milliers de pieds d'herbe de la pampa ont disparu. Le terrain a été grossièrement nivelé.

Le plus avancé, c'est l'activité de recyclage de métaux, Brest Récupération (groupe Guyot) qui prépare son extension sur quelques hectares. Cet espace du polder était la dernière parcelle stabilisée aménageable de suite. Pour la quarantaine d'hectares restants, il faudra encore attendre un peu. Au mieux, des entreprises pourront s'installer en 2011.

Depuis janvier 2007, la propriété des zones portuaires a été transférée de l'État à la Région. Gérard Lahellec, vice-président du conseil régional de Bretagne, considère ce vaste espace du polder brestois comme «le seul espace portuaire breton capable d'offrir de telles potentialités de développement». Selon lui, «Brest a des atouts colossaux». Développement d'entreprises à terre bien sûr, mais aussi pourquoi pas quelques linéaires supplémentaires de quais. «Nous envisageons une extension du polder», dit l'élu en charge des infrastructures et du transport. «On va continuer à gagner sur la mer».

 

À part ces quelques tas au premier plan, quasiment l'ensemble du polder a été grossièrement nivelé. Les milliers de plumeaux d'herbe de la pampa ont disparu.

 

Un vieux projet de raffinerie

Pour le polder existant, la Région engagera des travaux dès cette année. Il s'agira, après études, de drainage et de stabilisation. Les travaux devront tenir compte des 2 000 m 3 de vases polluées draguées dans l'actuelle marina du château fin 2006 et toujours en attente d'une solution de traitement. D'anciens sites de stockage de déchets mazoutés de l'Amoco Cadiz pourraient également réserver quelques surprises.

Au total, une enveloppe de 6 millions d'euros est prévue pour cette première phase. Il n'y a pas encore de projet précis. Mais la vocation de l'espace restera bel et bien «industrialo-portuaire», comme le rappelle Marc Dufournaud, qui fut cette année chargé de mission par Brest métropole océane auprès du syndicat mixte Brest Iroise, gestionnaire du polder. Ce SMBI est un outil foncier pour préparer le terrain. Longtemps resté en sommeil, il était né il y a 35 ans lors d'un projet de raffinerie pétrolière. Le terminal devait être au Caro à Plougastel. Et 160 autres hectares sont en réserve à Lanvian à Guipavas. Présidé par François Cuillandre, président de Brest métropole océane, le SMBI associe aussi la Région, le Département et la chambre de commerce.

Et l'extension du polder ? C'est une vue à un peu plus long terme. Mais elle aurait l'avantage de fournir un vaste site de stockage des vases qui seront draguées au pied des actuels quais pour faciliter le passage des bateaux. Elle offrirait également de nouveaux accès à quai en eaux profondes.

Sébastien PANOU.
Ouest-France - Brest - 24/07/2009

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