Marée verte dans la baie de Lannion

Si le phénomène n'est, malheureusement, pas exceptionnel, la quantité d'algues échouées a surpris les riverains.

« Ca ne va vraiment pas être facile de nettoyer tout ça. » C'est la réflexion que se faisait, ce week-end, Joël Le Jeune, le maire de Trédrez-Locquémeau, au lendemain de la marée verte venue s'échouer au fond de la baie de Lannion (Côtes-d'Armor). Principalement sur les rivages de Saint-Michel-en-Grève et du petit port de Toul-ar-Vilin à Trédrez.

Ces échouages ne constituent pas en eux-mêmes une surprise. À partir du printemps, sous les effets conjugués du réchauffement de la température et de la surcharge en nitrates et en phosphates des cours d'eau, ils se reproduisent en effet chaque année. Mais, cette fois, les riverains sont étonnés par l'importance des arrivages tandis que les élus sont confrontés à des problèmes pratiques.


 

Au port de Toul-ar-Vilin, ce plaisancier a réussi à rejoindre son canot. : Ouest-France

Les ulves sont en effet venues recouvrir des rochers, jusqu'ici épargnés, d'où il ne va pas être simple de les enlever. La société qui assure le nettoyage pour le compte des collectivités dispose de machines destinées à travailler sur le sable, mais pas sur les cailloux. Il faudra donc intervenir à la fourche, ce qui risque de prendre du temps.

Les collectivités vont devoir, soit nettoyer, soit condamner l'accès aux sites. Un arrêté préfectoral prescrit en effet aux communes d'afficher un message recommandant de ne pas s'approcher des zones d'échouage. Si cette recommandation n'est pas respectée, les maires n'auront d'autre solution que de fermer les plages.


Ouest-France - Bretagne - 25/05/2009

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