Le Finistère toujours en manque d'énergie

Une centrale thermique pour 2015-2016. C'est la proposition d'Investir en Finistère pour atténuer la dépendance de la pointe de Bretagne.

Être à la pointe d'un continent a aussi ses inconvénients. Et mardi soir, lors de son assemblée générale à Brest, au siège du Crédit mutuel de Bretagne, Investir en Finistère, qui rassemble bon nombre des entreprises majeures du département, en a énuméré quelques-uns.

D'abord, il y a la dépendance énergétique de la pointe de Bretagne. Pas besoin de longs discours : le Finistère ne produit que 3 % à 6 % de ses besoins en électricité. Les gros centres de production sont trop loin. Avec pour conséquence des risques pour l'approvisionnement, en particulier l'hiver lors des pics de consommation.

Investir en Finistère propose donc la construction, à échéance de 2015-2016, d'une centrale thermique au gaz. L'idée n'est pas simplement avancée. Elle fait même l'objet d'une étude pointue et détaillée présentée lors de cette assemblée générale. Pourtant, elle n'évoque pas un possible lieu d'implantation. Tant, il est vrai, qu'un tel sujet est aussi une machine à fabriquer des oppositions et des controverses. L'étude pose donc un préalable prudent pour lancer le sujet : « Réaliser une communication objective et raisonnée pour dépassionner le débat ».

Et puis, il y a toujours le TGV et les trois heures promises entre Paris et Brest et Quimper. Une fois de plus, Investir en Finistère tire la sonnette d'alarme. Les chefs d'entreprise finistériens jugent bien insuffisants les travaux prévus à l'ouest de Rennes. « Nous sommes toujours sur une base de trajet de 3 h 20 de Paris à l'ouest breton », insistent-ils. Pas gagnées les fameuses trois heures.


Ouest-France - Finistère - 25/06/2009

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