Une chaudière à bois qui inquiète les riverains du Quilliou

Au Quilliou, la sérénité des riverains est perturbée par la mise en service d'une chaudière à bois, en janvier 2007. Située à 100 m de leurs habitations, elle alimente les serres de Jean-Claude Le Gall.

« Nous subissons des nuisances sonores »
« Auparavant, Quilliou était un hameau bien tranquille, explique Jean Tanné, au nom du collectif de défense de l'environnement créé par les riverains. Depuis deux ans, nous subissons des nuisances sonores. Nous entendons distinctement le bruit de la turbine à haut régime dans nos maisons. La nuit, nous sommes gênés dans notre sommeil. Nous demandons l'insonorisation de cette chaudière qui aurait dû être installée sur un site désert. »
Le collectif remet en question les conditions d'exploitation de cette chaudière et s'inquiète : « Les livraisons de bois sont disparates et sales, obtenues à moindre coût et stockées sous les intempéries. L'humidité du bois donne de très gros dégagements de fumée et de poussières noires qui provoquent des maux de tête, des troubles respiratoires et des nausées. »
Les riverains du Quilliou ont contacté « tous les services possibles, mais personne ne vient constater les problèmes alors que nous avons besoin de réponses. Quels que soient les résultats des mesures effectuées, nous ressentons des gênes ».

Les serristes : « Nous respectons les normes »
Pour les serristes, « ces accusations sont calomnieuses et diffamatoires. » Jean-Claude Le Gall et son fils Christophe ont été contrôlés par la direction régionale de l'industrie de la recherche et de l'environnement (Drire), l'association des propriétaires d'appareils à vapeur et électriques (Apave) et Véritas. Ces trois organismes ont mesuré le débit, le volume, le bruit, la température, l'humidité, la teneur en poussières, en oxygène et en composés organiques volatils non méthaniques des fumées de la chaudière à bois.
Les deux serristes l'affirment : « Les contrôles sont réglementaires, réguliers et impromptus. Tous les résultats d'analyses sont conformes à la législation. Nous respectons les normes et pour le bruit, nous sommes en dessous. »
Au sujet des livraisons de bois, MM. Le Gall se défendent : « Au début, nous avons eu des problèmes pour nous approvisionner en bois de qualité et il nous a fallu une période d'adaptation. Maintenant, nous maîtrisons le matériel. Nous suivons les conseils du constructeur : nous ne faisons venir que du bois forestier. Pour le bon fonctionnement de la chaudière, il faut qu'il soit humide. Ainsi crée-t-il plus de vapeur d'eau et donc, plus d'énergie. Voilà pourquoi nous stockons le bois dehors. »

Ouest-France - Plougastel-Daoulas - 26/02/2009

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