La coque de l'ex-Clemenceau sera grattée

Des analyses indiquent la présence de parasites sur la coque. Du coup, le départ pour l'Angleterre ne se fera pas avant la fin du mois de janvier.

Nouvel avatar pour l'ancien porte-avions ancré à Brest. Dans le cadre de la réglementation environnementale britannique, les chantiers Able UK de Hartlepool, qui doivent démanteler l'ex-Clemenceau, ont ordonné une analyse de la faune et de la flore incrustée sur la coque.
Le résultat de cet examen, réalisé par la société « Invivo environnement » a été transmis mardi à la préfecture maritime de Brest par les autorités portuaires de Hartlepool.
Il révèle la présence, sous la ligne de flottaison, de quatre espèces distinctes : une algue brune asiatique (laminaria japonica), une ascidie (un invertébré filtreur), une huître originaire du Pacifique et, la fameuse crépidule, originaire d'Amérique du Nord, qui a désormais conquis de nombreux fonds en Bretagne.
« Ces quatre espèces ne sont pas natives de nos côtes. Mais trois, l'algue asiatique, la crépidule et l'ascidie peuvent être retrouvées en Angleterre car introduites accidentellement par le passé » explique la préfecture.

 

L'ex-Clemenceau ne gagnera vraisemblablement pas l'Angleterre avant la fin du mois de janvier. : Thierry Creux.

Départ fin janvier
« Problème »,
pour Jerry Drewitt, capitaine des ports de Tees et Hartlepool. Deux de ces espèces parasites, laminaria japonica et crépidule sont « étrangères » aux eaux britanniques.
« L'Agence de l'environnement dit que la coque doit être nettoyée avant que le navire puisse venir ici » indique Jerry Dewitt.
La préfecture maritime a donc décidé, pour éviter toute contamination, « d'éliminer ces organismes par grattage de la coque. Nous assurerons le transfert d'une coque parfaitement saine, insiste la Marine pour qui « le résultat de ces analyses n'est pas étonnant. L'ex-porte-avions est posté à Brest depuis des mois sans bouger ».
Les travaux de préparation du départ du « Clem », interrompus durant les fêtes, reprendront le 5 janvier.
Le grattage de la coque prendra cinq jours. L'hypothèse d'un appareillage vers le 8-9 janvier semble donc peu probable. Côté anglais, on parle maintenant, au mieux, de la fin du mois.

Ouest-France - Bretagne - 26/12/2008

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