Élimination des déchets : un plan ambitieux

Mis à l'enquête publique à partir du 2 février, le plan départemental d'élimination des déchets ménagers et assimilés prévoit de mieux valoriser pour moins enfouir.

Réduire les quantités et la nocivité des déchets produits et collectés. Améliorer le taux de valorisation des déchets. Structurer le département en deux zones cohérentes, le nord et le sud, équipées de l'ensemble des outils de traitement des déchets, y compris d'installations de stockages de déchets ultimes non dangereux. Ce sont les trois axes du plan départemental de prévention et de gestion des déchets et assimilés, qui a fait l'objet de pas moins de 32 réunions préparatoires et a été adopté le 4 décembre, à l'unanimité, par le conseil général.

Réduire le tonnage, mieux valoriser
Le Finistère produit 700.000 tonnes de déchets, récupérés, moitié pour moitié, lors des collectes d'ordures ménagères et dans les déchèteries. 80.000 t de ces déchets sont expédiés à Laval et dans le Morbihan. Premier objectif : que plus aucun déchet ne sorte du département. Pour y parvenir, il faut commencer par réduire massivement la production, dont plus de 81 % (73,6 % en 2005) devront être valorisés. Si les objectifs fixés sont atteints, le département produira 617.100 tonnes de déchets en 2018 au lieu de 810.000 tonnes en l'absence de plan.

 

Un casier de centre d'enfouissement de déchets ultimes non dangereux. Le Finistère ne possède d'équipement de ce type que dans le sud, à Tréméoc. Le plan prévoit d'en ouvrir un dans le nord. : Véolia-Propreté.

En 2005, chaque Français produisait 290 kg de déchets résiduels par an. Un Finistérien n'en produisait que 220 kg. L'objectif est d'arriver à 196 kg en 2013 et à 162 kg en 2015.

Les mêmes outils au nord et au sud
Le plan prévoit que le nord et le sud du département soient dotés de tous les équipements de traitement et d'installations de stockage de déchets ultimes non dangereux. Ainsi, en 2015, on enfouirait 61 kg des 650 kg produits chaque année par un Finistérienen au lieu de 88 kg sur 710 kg en 2005. Soit un gain de plus de 25 %.

Six lieux d'enquête
Durant l'enquête (du 2 février au 6 mars), il sera possible de rencontrer un des membres de la commission en six lieux du département. À la direction de l'eau et de l'environnement du conseil général, 2 rue Théodore-Le Hars, à Quimper, les 2 et 18 février, de 9 h à 12 h, et les 10 février, 26 février et 6 mars, de 14 h à 17 h.

À la mairie de Morlaix, le 16 février, de 9 h à 12 h ainsi que les 3 février, 25 février et 5 mars, de 14 h 30 à 17 h 30. À la délégation de Châteaulin du conseil général, 30, bis, quai Charles-de-Gaulle, les 4 et 28 février, de 9 h à 12 h, ainsi que le 4 mars, de 14 h 30 à 17 h 30.

À la délégation de Brest du conseil général, 1 rue Parmentier, les 3 février, 13 février et 4 mars, de 9 h à 12 h, ainsi que le 13 février, de 14 h 30 à 17 h 30. À la délégation de Carhaix du conseil général, place de la Tour d'Auvergne, les 4 et 18 février, de 14 h 30 à 17 h 30, ainsi que le 4 mars, de 9 h à 12 h. À la mairie de Quimperlé, le 5 février, de 9 h à 12 h, ainsi que les 20 février et 5 mars, de 14 h à 17 h. Dans ces six lieux, les dossiers peuvent être consultés aux heures d'ouverture habituelles.

Ouest-France - Finistère - 27/01/2009

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