L'ex-Clemenceau proche du départ pour la casse

Comme prévu, le remorqueur Anglian Earl a rallié le port militaire de Brest tôt ce matin. Il doit prendre en remorque le Clemenceau jusqu'au port anglais de Hartlepool, où l'ancien porte-avions va être désamianté et démantelé.

L'ancien porte-avion Clemenceau doit quitter Brest dans les prochains jours pour rejoindre les chantiers navals de démantèlement à Hartlepool, dans le nord-est de l'Angleterre.
Pour cela, le remorqueur Anglian Earl a rallié le port militaire finistérien tôt ce matin. Il a rejoint immédiatement l'épi porte-avions où est amarré l'ex-Clemenceau depuis son retour d'Inde en mai 2006 et son périple de 18 000 km.
Aucune date de départ de la coque Q790, le nouveau nom du porte-avions, n'a été communiquée par la préfecture maritime qui explique que plusieurs jours seront nécessaires à l'organisation du remorquage.
"Il y a un certains nombre de préparations à faire. En fonction des conditions météo et dès que c'est possible, il partira", a indiqué le capitaine de frégate Bertrand Hudault, porte-parole de la préfecture maritime.
 

Photo : Jérôme Fouquet

4 à 6 jours de traversée
De son côté, l'avocat d'une association brestoise de défense de l'environnement AE2D (Agir pour l'environement et le développement durable), qui s'oppose au départ de l'ex-fleuron de la marine, a déposé vendredi un recours en référé devant le tribunal administratif de Rennes.
"La juridiction a été saisie, c'est elle qui fixera une audience et un délai pour examiner le recours. Mais tout le monde souhaite que cela soit traité rapidement, y compris la Marine", a déclaré Me David Rajjou.
S'il pouvait quitter la base navale en début de semaine prochaine, l'ex-porte-avions arriverait après quatre ou six jours d'une traversée de 1 400 km au chantier Able Uk à Hartlepool à un moment où de forts coefficients de marée faciliteraient son entrée en cale sèche.
Le départ de l'ex-porte-avions Clémenceau pour l'Angleterre, initialement prévu à la mi-janvier, avait été reporté faute d'une météo favorable.

Site Internet - Ouest-France - 30/01/2009

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