Incendie à la centrale nucléaire de Brennilis : l’ASN fait interrompre le chantier mais ne l’arrête pas

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L’ASN a produit le 5 juillet 2016, au cours de la dernière CLI, son
appréciation sur le chantier au cours de l’année 2015.

L’ASN considère que les conditions de sûreté pour la poursuite des
activités de démantèlement <
http://www.asn.fr/lexique/mot/%28lettre%29/95210/%28mot%29/D%C3%A9mant%C3%A8lement> partiel du site des Monts d’Arrée se sont révélées en retrait.

Le 23 septembre 2015, un incendie est survenu sur le chantier de
démantèlement des échangeurs, alors en phase finale de repli, et a été pris
en compte dans le cadre du plan d’urgence interne du site. Le chantier de
démantèlement des échangeurs et le chantier de démantèlement de la station
de traitement des effluents <
http://www.asn.fr/lexique/mot/%28lettre%29/95928/%28mot%29/Traitement%20des%20effluents>
sont interrompus depuis lors. L’ASN relève que les analyses préalables et
la prise en compte spécifique du risque d’incendie pour la réalisation de
ces phases d’activités étaient insuffisantes.

L’ASN a demandé à EDF <
http://www.asn.fr/lexique/mot/%28lettre%29/95315/%28mot%29/EDF> d’engager au plus tôt toutes les actions visant à revoir l’ensemble des dispositions
organisationnelles et humaines mises en œuvre pour maîtriser les risques
liés aux travaux par point chaud sur les chantiers de démantèlement.

Le chantier d’assainissement et de démolition de la station de traitement
des effluents a été interrompu à plusieurs reprises, notamment à la suite
de la chute d’un matériel de tri des gravats.

Par ailleurs, l’ASN a vérifié le respect, globalement satisfaisant, des
engagements pris par EDF à l’issue de l’inspection réalisée en 2014
concernant la gestion de l’aire de déblais et le respect des conditions
liées à la gestion des eaux contaminées sur le site.

L’ASN a reçu le plan de gestion des terres situées sous l’ancienne
station de traitement des effluents et attend qu’EDF lui soumette un
nouveau dossier en vue du démantèlement complet de l’installation.

En langage courant cela veut dire que les consignes les plus élémentaires
n’ont pas été respectées et que le chantier est « interrompu ».

Pour autant le système de fonctionnement n’est pas remis en cause et doit
reprendre dès que possible "pour ne pas prendre de retard".

Une attitude qui nous inquiète puisqu’il est demandé de prolonger de deux
ans ce chantier, qui devait se terminer à la fin du mois et de produire un
projet de démantèlement total, sans donner d’appréciation sur les risques
encourus par la population et par les opérateurs par une telle méthode de
travail.

Michel MARZIN
http://blog.michelmarzin.fr/

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