Lutte anti-OGM : soutien à Marie Nicolas

, par  Christian Bucher , popularité : 21%

Le 4 juillet 2016, une soixantaine de Faucheurs Volontaires, dont 20 Bretons (Morbihan, Finistère, Côtes d’Armor) ont occupé une plateforme portuaire à Montoir (St Nazaire 44) et ont arrosé d’eau du soja OGM. 
Une militante quimpéroise Marie Nicolas, est convoquée en audition libre avec une autre quimpéroise, mardi 29 août à 10 h à la Gendarmerie de Quimper 1, route de Pont L’Abbé.

Un appel a été lancé pour ne pas les laisser seules, à les soutenir, et les accompagner nombreux-ses ce jour là, et à continuer à dénoncer les OGM qui ne font vraiment pas partie des solutions pour le monde d’aujourd’hui et de demain.

Lors de l’action du 4 juillet 2016 le communiqué de presse suivant expliquant le sens de l’action entreprise ;
indiquait :

"Plusieurs millions de tonnes d’OGM, importés d’Amérique du Sud, arrivent chaque année par les ports français (St Nazaire, Lorient, Brest, Sète…).

Ces chimères génétiques imbibées de pesticides (ex : Round Up) sont ensuite intégrées dans la chaîne alimentaire humaine par le biais des animaux d’élevages.

Les chimères génétiques (OGM) ne sont que la dernière impasse technique d’un modèle de production en crise.

Elles sont les outils d’une agriculture industrielle, productiviste et dépendante, qui se
traduit par la disparition d’un grand nombre de paysans dans le monde, et la
perte de capacité des peuples à conserver leur souveraineté alimentaire.

En Amérique du Sud, la culture des plantes-pesticides OGM porte gravement atteinte à l’environnement et aux populations des pays producteurs. Déforestation, érosion des sols et destruction de la biodiversité, santé dégradée sont les conséquences d’une monoculture intensive pratiquée au détriment de l’agriculture vivrière,
assassinats. S’ensuivent destruction de la paysannerie, exode rural, paupérisation qui finissent par rendre dépendantes ces régions du monde
dépendante de notre agriculture intensive.

En France, conséquences de ce modèle d’agriculture « maïs-soja » devenues visibles également.

L’Europe a pourtant les moyens de développer ses
propres filières en protéines végétales mais pour cela il faut remettre à plat
la Politique Agricole Commune (PAC).

Par cette action, d’une part nous interpellons le gouvernement et lui faisons part de nos vives inquiétudes concernant l’impact de ces importations :

- sur notre environnement

- sur notre santé et celle des travailleurs de la filière (dockers et ceux qui travaillent dans les usines de fabrication d’aliments pour animaux)

- sur notre droit à disposer d’une alimentation saine sans OGM.

Et d’autre part pour exiger de lui le courage politique qui s’impose notamment en :

- en développant les filières en protéines végétales sur le territoire

- en enrayant le développement d’une agro-industrie à bout de souffle

- en faisant les choix nécessaires qui permettront ici et là-bas une alimentation de qualité et ramèneront la souveraineté alimentaire.

« Pas d’OGM ni dans les ports, ni dans les champs, ni dans les assiettes. »

Lors de l’action les Faucheurs Volontaires ont dédié leur
action de désobéissance civile à Clodiode Souza jeune Guarani-Kalow du Mato
Grosso (Brésil) assassiné le 15 juin 2016 et aux 15 jeunes compagnons
grièvement blessés lors d’une attaque par un groupe de paramilitaire au service
des propriétaires terriens qui veulent les terres pour l’agro-industrie."

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